Biron's Blog

Un concentré de bonheur analytique.

A la une

Articles et actualités

< retourner sur le blog
Bruno
By
juin 18, 2018

Créer une culture analytique dans ma PME digitale : les écueils fréquents

analytics-3265840_1280

Devant les difficultés du marché à implémenter un reporting centralisé, nous avons développé une approche BI-as-a-Service combinant paramétrage et accompagnement. Si le marché évolue vers ce type de solutions, nous constatons cependant beaucoup de difficultés dans la conduite des projets traditionnels.

Car si le besoin d'un reporting centralisé est souvent évident dans les PME digitales (perte de productivité avec excel, disparités des analyses, etc.), mettre en place une solution efficace est souvent très difficile...

Nous partageons donc ici notre retour d'expérience sur les erreurs à ne pas commettre.

Le premier réflexe : Les rapports CSV de l'IT

Le premier réflexe lorsque l'on a connecté tous les outils ensemble est de réaliser des exports de ces outils. Cette solution est parfaite à toute petite échelle, mais les inconvénients apparaissent rapidement :

  • Croiser les données 
    Vos campagnes sont dans adwords, votre CA par client est dans votre outil de vente maison : Bon courage pour croiser les données et les explorer dans excel ...
  • Passer plus de temps à écrire des formules dans excel plutôt qu'à analyser les résultats
    Vos équipes vont rapidement devoir consacrer énormément de temps à produire / mettre a jour les rapports dans excel - ce qui n'est ni efficace ni intéressant pour eux
  • Convaincre votre CTO
    Peu de CTO ou de développeurs considèrent que l'écriture d'énormes requêtes SQL bourrées de jointures font parti de leur périmètre. Vous arriverez peut-être à les convaincre, mais comme vous souhaiterez inévitablement faire évoluer "rapidement" ces rapports, vos relations pourraient s'envenimer...
  • Partager les analyses
    Oui Dropbox (♥) et Google Drive ont grandement facilité la diffusion de document. Mais admettons-le : déposer un excel de 220 Mo tous les lundi matin sur une Dropbox ne remplace pas un graphique "CA réel vs objectif" en accueil de Chrome.

Devant l'échec des CSV : l'approche "chacun fait son reporting"

La tendance est récente, mais pas forcément bonne... Nous avons rencontré cette année plusieurs CEO qui, ayant décidé de s'échapper de l' "enfer-excel", optent pour des solutions d'attaque directe des bases de données par les utilisateurs.

Cette initiatives sont surtout le fait de CEO avec des backgrounds techniques. La solution consiste à souscrire à des solutions "SQL-to-charts" dans lesquels chaque utilisateur fait ses propres requêtes SQL pour créer des graphiques (pour ceux qui ignorent tout de SQL, il s'agit d'un langage permettant de faire des calculs sur des grandes bases de données, un peu à la manière des formules dans excel).

Nous allons être un peu lapidaires ici mais, malgré une diffusion de plus en plus large, il y a une barrière très forte à la généralisation de l'usage du SQL auquel tous les collaborateurs ne sont pas formés. 

Dans les faits nous constatons que cette approche fonctionne rarement pour des raisons simples :

  • Le pourcentage de personnes formées au SQL reste faible...
  • Les données sont forcément très très hétérogènes... ("tiens moi j'ai pas pris en compte les annulations dans le CA... ah et toi tu prends les frais de port ? Et tu les mets où les remises alors ?")
  • Les profils analytiques auront leurs informations. Les autres non... En fait ça permet surtout de diffuser une culture analytique auprès... des analystes.

Si vous souhaitez partir dans cette voie là, les principaux outils utilisés pour attaquer directement les bases de données sont chart.io et cluvio (de très bons outils par ailleurs, mais pas pour tout le monde...) 

La solution "ultime" : Tableau (ou Qliksense, ou Power BI...)

Tableau est un excellent outil pour les grandes entreprises : si une équipe de data analysts bien formée doit produire des tableaux de bords pour des utilisateurs initiés, c'est même l'outil idéal. 

Cependant, ni l'outil, ni la méthode d'implémentation de l'outil de sont adaptés à une PME digitale :

  • Un paramétrage propre nécessite des data analysts aguerris - et le budget qui va avec. Souvent dans les PMEs ces projets sont lancés avec un seul data analyst: le risque est alors élevé de voir le projet prendre des mois de retard voire ne pas aboutir, ou en cas de départ dudit analyste - très difficile à recruter comme à conserver - de devoir tout reconstruire comme nous l'avons souvent vu...
  • Le chef de projet métier doit disposer d'une expertise forte en pilotage pour construire des reportings suffisamment simples et exhaustifs
  • L'utilisation de Tableau pour faire de l'exploration de données nécessite une formation poussée des utilisateurs

Si vous souhaitez une solution fiable, peu onéreuse et sans risque d'échec de l'implémentation, n'hésitez pas à vous adresser à nous pour découvrir la BI-as-a-service. Si vraiment vous souhaitez internaliser la construction du datawarehouse et des indicateurs, veillez à recruter des data analysts solides et un chef de projet très au fait du pilotage d'un e-business, en excluant d'emblée les autres "raccourcis".

(Voir à ce sujet notre article : Mon organisation est-elle prête pour une BI ?)

Ne ratez plus d'actualités e-business !

A propos de Biron

Découvrez la solution simple de reporting pour le e-commerce

logos

Nous avons constaté la difficulté des e-commerçants à piloter leur activité et construire des tableaux de bords sur tous les sujets (marketing, achats, logistique, SAV, …). 

Faire du ecommerce implique l’utilisation de nombreux outils (Analytics, CRM, site ecommerce, Adwords) et la réconciliation passe souvent par des exports demandés aux développeurs et des Excels compliqués, pas vraiment suivis.

Pour y pallier nous avons introduit une solution très simple par abonnement  :

  • Visualisation simple et configurable de toutes vos données
  • Déploiement en 4 semaines sans sollicitation de l'IT
  • Aucun paiement avant la fin de l'intégration : nous garantissons la réussite du projet
  • Accompagnement au quotidien par des business analysts expérimentés
  • Sans engagement de durée

En savoir plus >

Ne ratez plus l'actualité e-business